La toxine botulique

Elle est efficace, malheureusement, elle nécessite des injections locales très douloureuses ou une anesthésie profonde; sa durée d’action est limitée à quelques mois; son coût très élevé n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. Les effets ŕ long terme ne sont pas encore évalués, notamment sur le plan immunologique. Le traitement de l’hyperhidrose axillaire par le Botox(r) possède une autorisation de mise sur le marché depuis novembre 2003, uniquement dans le cadre d’une hyperhidrose axillaire sévère entraînant un retentissement psychologique et social important chez l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans. Ce traitement ne peut être réalisé qu’en milieu hospitalier. Le traitement de l’hyperhidrose palmo-plantaire ne possédant pas d’autorisation de mise sur le marché dans cette indication, il ne pourra être utilisé que sous la responsabilité personnelle du médecin prescripteur et uniquement en milieu hospitalier.
La toxine botulinique est contre-indiquée dans les situations suivantes :
– myasthénie,
– allaitement : l’innocuité de l’utilisation de la toxine botulinique chez la femme allaitante n’a pas été démontrée. En conséquence l’allaitement est contre-indiqué pendant le traitement.
L’utilisation de la toxine botulinique est déconseillée dans les situations suivantes :
– pendant la grossesse : il n’y a pas de données fiables de tératogenèse chez l’animal. En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la toxine botulinique lorsqu’elle est administrée pendant la grossesse. En conséquence, l’utilisation de la toxine botulinique est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l’argument pour conseiller une interruption systématique de grossesse, mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale soigneuse.
– en association avec les antibiotiques de la classe des aminosides.
Il existe des effets indésirables liés à la diffusion de la toxine, ŕ distance du site d’injection, qui ont été rapportés (faiblesse musculaire excessive), de rares réactions allergiques générales (rash, érythème, prurit, réaction anaphylactique), et des douleurs/brûlures au point d’injection, possibles quels que soient le site d’injection ou l’indication. Dans le traitement de l’hyperhidrose axillaire, une augmentation de la transpiration autre qu’axillaire a été rapportée chez 4,5% des patients dans le mois suivant l’injection, sans corrélation avec les sites anatomiques affectés. On a observé que ces effets disparaissent chez approximativement 30% des patients dans les 4 mois suivant l’injection.

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