Mécanismes de contrôle de la sudation

Ils sont nerveux et hormonaux.

Mécanismes nerveux

Ils comportent les nerfs sudoraux et les centres nerveux sus-jacents.
Ils stimulent directement la sécrétion sudorale (transpiration).

Les nerfs sudoraux

Ils forment un riche réseau de fibres cholinergiques autour de la glande. Une partie est destinée aux cellules sécrétrices et les autres innervent les cellules myoépithéliales motrices. La sécrétion glandulaire et la contraction myoépithéliale peuvent être stimulées expérimentalement par les agonistes muscariniques parasympathiques comme la néostigmine et inhibées par les antagonistes de l’atropine. Actuellement il est établi que les glandes peuvent être stimulées par les agonistes cholinergiques et adrénergiques a et b.
La réponse à une stimulation b est généralement faible. Comme toutes les stimulations nerveuses, celle-ci est sous la dépendance du taux de calcium ionisé extra cellulaire ; ainsi, les ionisations calciques augmentent la sudation. Par contre, les fibres b adrénergiques semblent être uniquement dépendantes du taux d’AMP cyclique intracellulaire.

Les centres médullaires et cérébraux

Le centre principal est situé dans la région pré optique de l’hypothalamus. Il est médian, thermosensible, sans somatotopie. Il envoie des fibres situées dans les racines ventrales de la moelle qui se synapsent dans les ganglions des chaînes sympathiques para vertébrales.
Les fibres postganglionaires utilisent les nerfs spinaux correspondants pour se distribuer aux glandes sudorales.
Les ganglions D1 D4 innervent les glandes de la tête et du cou, D2 à D8 celles des membres supérieurs, D6 à D10 le tronc, D11 etD12 celles des membres inférieurs.
Les voies afférentes sont stimulées par des capteurs sensibles à la température centrale et à celle de la peau.
Le taux de sudation est aussi modulé par des paramètres physiques dans le voisinage immédiat des glandes. Elles sont stimulées par une augmentation de température de 5° environ. Une chute de la température locale de la peau, de l’humidité ou du flux sanguin local diminue l’activité de la glande concernée. Une déshydratation systémique diminuera le taux de sudation global.
Les centres supérieurs corticaux n’ont aucun effet sur la sudation « chaude » thermique. En revanche leur rôle est important dans la sudation « froide » ou « psychique ». Il en est de même dans ce dernier cas, de la substance réticulée activatrice, zone du maintien de l’éveil.

Mécanismes hormonaux

Ils ont surtout une action sur la composition sudorale.
Ils permettent lors de la sudation de maintenir l’homéostasie hydro électrolytique. L’aldostérone joue un rôle essentiel dans le contrôle de la rétention sodée par la glande eccrine. Son action est beaucoup moins rapide est sensible qu’au niveau du rein. Il faut un à plusieurs jours pour modifier la sécrétion sudorale de façon importante. Dans la mucoviscidose les modifications de l’élimination sodée sont liées à des conditions pathologiques propres à la glande. L’ADN que l’on avait imaginé avoir une action sur la glande sudorale n’a en effet aucun rôle direct. En revanche, une diminution de la volémie détermine une élévation du seuil de température centrale nécessaire pour stimuler le centre hypothalamique d’environ deux dixièmes de degrés Celsius.

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